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Nîmes

dimanche 21 octobre 2007

A Nîmes, pour les sans-papiers, on ne mégote pas sur les moyens. Ainsi, treize citoyens polonais, salariés du cirque Achille Zavatta fils - ils s’occupaient notamment des éléphants - ont été expulsés et renvoyés chez eux en Pologne par un avion spécial affrété de Nîmes pour Varsovie.

Ces salariés à qui la préfecture du Puy-de-Dôme reprochait de n’avoir pas d’autorisation de travail, avaient été interpellés par les gendarmes à Issoire lors d’un contrôle du personnel du cirque. Après avoir passé près de vingt jours au centre de rétention administrative de Nîmes, ces citoyens polonais n’ont guère apprécié leur séjour dans le Gard et encore moins leur voyage par avion. En Pologne, ces expulsions qui rappellent l’affaire du plombier polonais auraient provoqué pas mal de remous.

Une chose est sûre, l’État ne rechigne pas à utiliser les transports aériens pour lutter contre l’immigration illégale. Ainsi, il y a une semaine environ, quatre Iraniens interpellés du côté de Cherbourg sont arrivés par la voie des airs et ont été placés au centre de rétention administrative de Nîmes. Ne pouvant être reconduits dans leur pays - l’Iran ne veut pas en entendre parler -, les Iraniens ont finalement été remis dehors. Comme ces Irakiens interpellés dans la Manche, un haut lieu de transit vers la Grande-Bretagne et transférés au centre de rétention administrative de Nîmes.

Au passage, on remarquera que les sans-papiers qui sont relâchés n’ont pas droit à tant d’égards. Ainsi, deux Équatoriens ont été mis à la porte du centre de rétention administrative, au beau milieu de la nuit, sans avoir la possibilité de passer un coup de fil.

MIDILIBRE GARD du 21 octobre 2007

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